Sandy Calinghee, Team Leader External Wealth Management and Intermediaries Desk chez Bank One : «Maurice a investi plus de 10 milliards de shillings dans l’économie kényane» | Défi Économie Aller au contenu principal

Sandy Calinghee, Team Leader External Wealth Management and Intermediaries Desk chez Bank One : «Maurice a investi plus de 10 milliards de shillings dans l’économie kényane»

Sandy Calinghee

Maurice et le Kenya sont sur la bonne voie pour réaliser le rêve africain. Tel est l’avis de Sandy Calinghee, Team Leader External Wealth Management and Intermediaries Desk chez Bank One. Entretien.

Maurice et le Kenya sont disposés à faciliter les démarches des investisseurs locaux et étrangers des deux côtés

Quel regard portez-vous sur les relations entre Maurice et le Kenya ?
Le Kenya et Maurice sont des partenaires commerciaux depuis très longtemps. Les deux pays ont conclu un accord de non-double imposition en 2012 et qui a été ratifié en 2015. Ce qui est venu renforcer les relations économiques et maintenu le niveau de développement et d’échanges. En avril, six accords bilatéraux ont été signés lors de la visite du président Kenyan Uhuru Kenyatta à Maurice. Cela contribuera à la consolidation des opérations dans des secteurs stratégiques tels que les services maritimes régionaux.

Quelles sont les possibilités d’affaires dans chacun de ces deux pays ?
Maurice et le Kenya sont disposés à faciliter les démarches des investisseurs locaux et étrangers des deux côtés. Maurice augmentera le volume d’importation en provenance du Kenya. Alors que ce dernier est déjà un important fournisseur de fleurs et de produits agricoles. Une attention particulière sera également accordée au secteur des services financiers (en termes de secteur bancaire et plateforme pour investir en Afrique) et à l’économie bleue.

Dans le même élan, comment consolider ces liens ?
Avec des économies ouvertes sur le monde et axées sur la loi du marché, la libéralisation des systèmes de commerce extérieur et des mesures qui entrent en action afin d’améliorer la facilité de la conduite des affaires, je suis d’avis que les deux pays sont sur la bonne voie pour réaliser le rêve africain.

Le cadre légal et le traité fiscal répondent-ils aux exigences des investisseurs à la recherche de marchés propices ?
Je reviens sur le Mauritius-Kenya Business Forum, au cours duquel deux protocoles d’accord avaient été signés. Un protocole d’accord entre l’Economic Development Board et la Kenya Private Sector Alliance (KEPSA) et un protocole d’accord entre la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice et la KEPSA.  Qui plus est, avec la zone de libre-échange continentale, désormais en vigueur, l’objectif est de devenir la plus grande zone de libre-échange à l’avenir. Cela contribuera de manière significative à la réduction des droits de douane élevés et à la création d’emplois en particulier.

Quels sont les secteurs à être ciblés par les entrepreneurs mauriciens tout particulièrement ?
Au cours des dernières années, Maurice a investi plus de 10 milliards de shillings dans l’économie kényane, ce qui nous confère davantage d’importance dans les secteurs sucre et des services financiers. Je pense que le gouvernement mauricien continuera à encourager les opérateurs des secteurs des assurances, bancaire, agricole et surtout des services à poursuivre leur expansion au Kenya et en Afrique.