Marc Desmarais : «Connaître les besoins d’une nouvelle génération de milléniales» | Défi Économie Aller au contenu principal

Marc Desmarais : «Connaître les besoins d’une nouvelle génération de milléniales»

Marc Desmarais

Le secteur de l’enseignement supérieur sera confronté à divers défis, prévient Marc Desmarais, Head of Education du Medine Group dont un nombre insuffisant d’étudiants intégrant le cycle universitaire.

Comment Maurice peut-il se positionner comme une plateforme du savoir ?
L’implémentation réussie d’une économie du savoir passe par l’attractivité du pays en tant que destination de l’enseignement supérieur. Et tous les acteurs de l’écosystème y contribuent : les universités, les écoles primaires et secondaires, les entreprises, les autorités, les instances régulatrices ainsi que les parents et étudiants.  

Quelle lecture faites-vous du secteur de l’enseignement supérieur et quels sont les défis ?
Le secteur de l’enseignement supérieur sera, d’ici les prochaines années, confronté à la décroissance démographique de Maurice, soit un nombre insuffisant de jeunes dans le pays. Cependant, le défi majeur qu’il faut d’ores et déjà relever est le nombre insuffisant d’étudiants intégrant le cycle universitaire, d’une part, mais aussi et surtout la qualité, soit le niveau de ces jeunes aptes à entreprendre des formations supérieures.

Face à un rude marché dans ce secteur, quel type de formation propose votre enseigne ?
Les formations sont taillées sur mesure pour répondre aux besoins de l’industrie.

Comment ces formations peuvent-elles répondre aux demandes du marché du travail ?
Les partenariats que nous avons développés avec les institutions d’enseignement supérieur reposent sur un modèle qui, non seulement intègre des stages pour rapprocher l’étudiant du monde du travail, mais concourent à développer des qualités entrepreneuriales chez les étudiants.

Selon vous, y-a-t-il un déséquilibre entre la demande et l’offre d’emplois et quels sont les axes de relance pour éviter ce mismatch ?
Il est important de remonter dans la chaîne et d’adresser le mismatch en partant d’une autre perspective. Nous devons nous donner les moyens de comprendre les besoins évolutifs des entreprises dans leurs domaines respectifs, mais également les besoins d’une nouvelle génération de milléniales.

Pourquoi Maurice n’attire pas beaucoup d’étudiants de l’étranger ?
L’attractivité n’est jamais acquise et la compétition est rude sur le plan international. Les autres pays qui abondent dans le sens d’une économie autour de la connaissance sont mieux lotis en termes de proportion d’étudiants étrangers, dans une ère où la mobilité estudiantine augmente à grands pas.

Avez-vous de nouveaux projets?
Plusieurs projets de développement s’inscrivent notamment le Makerspace Lab [laboratoire informatique] équipé par Accenture Technology Mauritius et qui accueille des étudiants sur divers projets liés à l’intelligence artificielle, le blockchain et la robotique.