Preethi Mangar : une Mauricienne qui brille en Chine | Défi Économie Aller au contenu principal

Preethi Mangar : une Mauricienne qui brille en Chine

Preethi Mangar
Preethi Mangar est en Chine depuis 2014.

Coordinatrice du programme de l’International Baccalaureate-Creativity, Activity and Service (IB-CAS) et responsable de la bibliothèque de Guangdong Shunde Desheng School en Chine, Preethi Mangar fait partie des jeunes mauriciens qui font honneur à leur pays à l’étranger. En vacances à Maurice, elle a partagé  son expérience du monde éducatif.

C’est, en 2014, que cette passionnée de la culture a débarqué en Chine pour mettre en place la bibliothèque pour le baccalauréat international de la Guangdong Shunde Desheng School qui compte 5 000 étudiants chinois de 13 à 18 ans et 500 étudiants étrangers. Les cours mènent à l’International GCSE. « On les prépare pour leurs entrées à l’Université », dit-elle.

Elle a créé deux bibliothèques, une traditionnelle et l’autre digitale où les étudiants accèdent à différents livres en ligne pour leurs travaux de recherche à travers leurs portables, tablettes et laptops. L’école dispose aussi d’une bibliothèque traditionnelle, car plusieurs élèves préfèrent toujours les livres papiers.  Deux assistants sont sous sa responsabilité. Elle explique que leur travail consiste à guider les élèves dans le choix de leurs livres et aussi de leur enseigner comment trouver des livres en version PDF, entre autres.

Outre la direction de la bibliothèque, Preethi est aussi coordinatrice du programme de l’IB-CAS. « Je suis une citoyenne du monde », aime dire celle qui se dit attirée par les différentes cultures du monde. Une dizaine de conseillers l’épaulent dans sa tâche. Elle a eu l’occasion de participer à l’International Baccalaureate Global Conference pour l’Asie-Pacifique qui s’est tenue à Hong-Kong, cette année. La jeune mauricienne fait aussi partie du CAS Curriculum reviewer, qui veille à l’amélioration du programme d’études. Elle enseigne aussi l’anglais dans cette école.

Un parcours élogieux

Preethi est la fille d’Éric Mangar, directeur du Mouvement Autosuffisance Alimentaire et d’une ressortissante indienne. Elle a fréquenté l’école Notre-Dame des Victoires et n’a fait que quelques mois en Form I, au collège Lorette de Rose-Hill avant de se rendre en Inde, en 2004 pour poursuivre ses études secondaires à la Pathways World School, à 13 ans.

Après ses études, qui lui valent un ICGSE, elle obtint une bourse du National Commitee of Mauritius pour poursuivre ses études à l’United World College en Inde. Elle s’est ensuite rendue aux États-Unis pour des études en langues au Middlebury College dans le Vermont, de 2009 à 2014.

Passionnée de culture, elle a étudié la littérature et la culture francophone. Elle s’est faite remarquer pour sa thèse sur l’identité postcoloniale. Ce qui lui a valu le prix Stephen Freeman Memorial pour 'outstanding achievement in french studies '.

La jeune mauricienne devait aussi bénéficier d’une bourse de la Middlebury School pour une année d’étude à la Sorbonne Paris 3, de 2010 à 2011.

Après son parcours parisien, elle a travaillé comme assistante linguistique et culturelle à la Middlebury School. Elle aidait les étudiants à prendre conscience qu’outre la culture française, il y a aussi une culture francophone à travers le monde, dit-t-elle.  C’est ainsi qu’elle a animé un atelier de séga et fait connaître la cuisine mauricienne. Elle a aussi travaillé à la bibliothèque de l’Alliance française.

C’est, en 2014, que Preethi décide de tenter une nouvelle aventure en Chine, où sa mère exerce comme enseignante. Elle explique que la Chine est un pays très avancé technologiquement et avec un bon niveau de vie. Elle prend son travail à 7 h 45 pour terminer à 17 heures.

Elle explique que, traditionnellement, les Chinois font la sieste après le déjeuner jusqu’à 14 heures avant de reprendre leur travail jusqu’à fort tard dans la nuit. Même les étudiants étudient jusqu’à 22 h 30, dit-elle. Comme c’est une «  boarding school  », il n’est pas rare qu’elle reste à l’école jusqu’à fort tard. Ce n’est pas un problème, dit-elle, car son appartement se trouve à quelques mètres de l’école.