Nouvelles lois du travail : accueil mitigé des opérateurs du TIC / BPO | Défi Économie Aller au contenu principal

Nouvelles lois du travail : accueil mitigé des opérateurs du TIC / BPO

TIC / BPO
Les avis sont partagés parmi les opérateurs du TIC/BPO.

Quel sera l’impact des nouvelles lois du travail sur le secteur TIC / BPO ?  Les entreprises mauriciennes pourront-elles sauvegarder leur compétitivité ? Explications des opérateurs.

«Lorsque les droits des travailleurs sont respectés, l’économie est gagnante. Cette nouvelle loi aura un effet positif, car les droits des travailleurs sont plus sécurisés.Toutefois, notre association n’a pas eu l’occasion de participer dans l’élaboration de cette loi », commente Kem Mohee, président de la Mauritius Information & Technology Industry Association (MITIA).

Roshan Seetohul, président de l’Outsourcing and Telecommunications Association of Mauritius (OTAM), y va aussi de son commentaire. « À l’heure où je vous parle, on n’a pas pu avoir accès aux documents officiels, mais certaines de nos demandes ont été considérées lors du récent amendement. On a d’autres consultations à venir sur ce sujet », avance-t-il. Et d’ajouter : « Vu l’exigence du marché, on a des concurrents comme Madagascar, l’Afrique du Nord et l’Europe de l’Est. Cette loi apportera plus de robustesse afin de garder la compétitivité et la flexibilité. Au cas contraire, ce sera néfaste pour le secteur ». Le syndicaliste Ivor Tan Yan souligne que cette loi aura un impact positif sur la protection des droits des travailleurs. Il estime que cette nouvelle loi serait bénéfique à l’économie mauricienne à long terme.

Dans le secteur, certains opérateurs sont plus mitigés sur ces nouvelles lois. « Les effets combinés de la nouvelle définition d’un Worker et des restrictions imposées sur les contrats à durée déterminée (CDD) accroîtront considérablement les coûts d’opération »,

prévient un directeur d’un centre d’appels. De son côté, Business Mauritius est d’avis que la rigidité de la nouvelle loi pourrait faire drastiquement baisser l’attractivité et la compétitivité de Maurice, car c’est une industrie où les opérateurs recherchent l’ « ease of doing business ».

En chiffres
Le secteur compte 800 entreprises et emploie environ 24 000 personnes.