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Il a tout appris de son père : rencontre avec le bijoutier Vikash Alleck

Vikash Alleck

À voir les différents bijoux en or et en argent qu’il a conçus et réalisés, on comprend vite que Vikash Alleck est un as de la bijouterie. On lui a rendu visite à la bijouterie V. Alleck, à rue Cent Gaulettes, à Mahébourg.

Il incarne l’esprit même de l’entrepreneuriat.  Avant de succéder à son père dans la bijouterie, Vikash était opérateur d’un autobus individuel qui desservait la route Curepipe-L’Escalier. Sous sa responsabilité, il y avait un chauffeur et un receveur. Après avoir vendu son autobus, il a occupé un stand dans une foire avant de rejoindre, au début des années ‘90, la bijouterie qu’occupait son père depuis plus d’une cinquantaine d’années. C’est là qu’il découvrit sa passion pour la bijouterie.

« Au début je croyais que c’était un travail difficile, mais au fur et à mesure que j’apprenais le métier, je savais que j’avais enfin trouvé ma voie », précise-t-il.  Il affirme avoir appris la bijouterie rien qu’en regardant travailler son père. « Aujourd’hui, je peux fabriquer toutes sortes de bijoux allant des bagues, ‘batanas’, alliances, médailles, bracelets et autres bijoux en or et en argent. »

Vikash affirme que s’il crée en majorité ses propres modèles, cela ne l’empêche pas de travailler à partir des modèles que lui présentent ses clients. En ce qu’il s’agit des bijoux, il explique qu’actuellement, c’est la bague Infinity qui est en grande demande. Sa plus grande fierté, dit-il, est qu’il a pu en quelques années transformer et moderniser la bijouterie familiale. Sa réputation a dépassé depuis longtemps les frontières de Mahébourg. « J’ai des commandes venant des différents coins du pays », lâche-t-il avec un sourire.

Outre la succursale de la rue Cent Gaulettes, il a son atelier à Beau-Vallon où il travaille sur ses différents modèles de bijoux. S’il travaille généralement à partir de 10 heures du matin, il avoue qu’il n’a pas d’heure fixe pour fermer son atelier. « Il m’arrive de travailler jusqu’à fort tard, si j’ai une commande pressée à livrer. En principe, je livre une commande en l’espace d’une semaine. »

Toutefois, notre bijoutier nous avoue que la bijouterie locale passe par des moments difficiles, car elle arrive difficilement à rivaliser avec les bijoux importés. Il explique également la situation des gens qui, de nos jours, ont peur de porter ouvertement leurs bijoux en or, en raison de la recrudescence des cas de vol. D’ailleurs, il a été lui-même victime de vol il  y a deux années. « Des cambrioleurs ont emporté des bijoux d’une valeur de Rs 2 millions et à ce jour personne n’a encore été arrêté par la police », se désole-t-il. Son souhait est que la police éclaircisse cette affaire au plus vite.

En dépit des hauts et des bas dans le domaine de la bijouterie, Vikash continue à produire de beaux bijoux pour le plus grand plaisir de sa clientèle.