Métier : Nisha Ramnoher prend la relève de ses beaux-parents | Défi Économie Aller au contenu principal

Métier : Nisha Ramnoher prend la relève de ses beaux-parents

Nisha Ramnoher
Nisha s’assure qu’il y ait toujours d’autres variétés de poissons pour la clientèle.

Situé à l’angle des rues Maurice et Camizard à Mahébourg, ‘Pradip Snack’, aussi connu comme ‘La bouffe’, est un spécialiste des ‘cornes frites’ et autres plats de poisson. À la direction, Nisha Ramnoher, une jeune femme qui a des idées plein la tête.

Assise au comptoir, Nisha Ramnoher paraît sûre d’elle. Être gérante d’un restaurant, surtout à un jeune âge, avec quatre employés, est un autre tabou que la Mauricienne a su briser.

C’est, en 2011, après son mariage que la jeune femme a pris la relève de ce restaurant tenu par son beau-père et sa belle-mère. Huit ans après, ‘Pradip Snack’ a toujours fière allure et continue d’attirer les amateurs de poissons. « Au début, c’était difficile, mais avec le temps, je m’y suis habituée », nous dit cette ancienne employée de rayon d’un supermarché de Quatre-Bornes.

Outre la caisse, elle veille aussi à la livraison des marchandises, dont les poissons apportés par un banian chaque matin et fraîchement pêchés à une centaine de mètres de là. On y trouve des licornes, rougets, vielles, carangues et ourites, entre autres. Elle ne prend qu’une certaine quantité pour qu’il n’en reste pas à la fin de la journée. « C’est une façon de s’assurer que ce sont des poissons frais qui sont servis tous les jours », dit-elle. La réputation de son petit commerce en dépend, affirme-t-elle.

Depuis des années, dit-elle, ‘Pradip snack’ est réputé pour ses ‘cornes frites’.  «  Nos clients viennent des diverses régions du pays. Quand on a une importante commande, mon beau-père vient s’occuper de la préparation », poursuit-elle. Si certaines personnes aiment la ‘corne frite’, d’autres la préfèrent en curry. Les fritures des tripes de la licorne, confiées à son beau-père, sont aussi très demandées.

Diverses spécialités

La jeune femme veille à tout. « Un client doit toujours sortir satisfait de mon restaurant », dit-elle. Elle s’assure qu’il y ait toujours d’autres variétés de poissons pour la clientèle qui n’aime pas la licorne. « Les rougets, carangues et autres poissons sont ainsi offerts en diverses sauces dont le fameux curry de poisson à l’aubergine servi avec du riz blanc, une salade et du grain sec. D’autres peuvent aussi opter pour une vindye d’ourite », fait-elle comprendre. On y trouve aussi du cerf en saison de chasse.

Une autre spécialité de ‘Pradip Snack’ est le haleem, servi à partir de 9 heures et très recherché quand il pleut et lorsqu’il fait froid.

Parmi les autres menus, on trouve des mines frites et bouillies, du riz frit, des ‘faratas’ et du ‘rasson’, entre autres.

Ses employés, trois femmes et un homme, sont à pied d’œuvre depuis 8 heures pour accueillir les premiers clients qui arrivent à 9 heures, dont des personnes travaillant dans la région. L’heure de fermeture est aux environs de 19 heures.

Nisha reconnaît que son travail n’est pas toujours facile.

« Il y a  toujours des hauts et des bas. Mais il faut avoir la volonté de faire face à la situation. C’est la clé de la réussite »,  dit-elle, avec grand sourire.