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Technologie financière : crowdfunding, une alternative pour concrétiser ses projets

Paul Perrier et Cyril Quintyn
Paul Perrier (à g.) et Cyril Quintyn.

Les entreprises requièrent un accès rapide au financement afin d’assurer, dans la foulée, une expansion de leurs activités. Or, le réseau traditionnel – les banques – n’est plus l’unique source.

Parce que les entrepreneurs se tournent vers des plateformes qui font le lien entre les bailleurs de fonds et les récipiendaires. Ceci étant dit, cette formule a ses limites en termes de montants et ne vient pas limiter le rôle et poids des banques dans l’économie.

Le crowdfunding a été au cœur d’une demi-journée d’échanges, lundi 22 juillet, à l’hôtel Hennessy Park Hotel, Ébène. L’évènement a été axé sur l’Afrique. Au cours des interactions, il a été question d’expliquer ce concept en de termes simples, les avantages, les règlementations, l’attitude quand il s’agit de remboursement. L’organisateur a été Mauritius Africa Fintech Hub, avec la participation des plateformes Fundkiss Technologies Limited et Olive Crowd, et de l’Africa Crowdfunding Association.

Explications : « Le lien entre emprunteurs et financiers »

La firme Fundkiss Technologies Limited est le pionnier dans ce mécanisme de financement. Son co-fondateur, Paul Perrier, explique de quoi il en ressort.

Définition

« C’est très simple. Il s’agit de mettre en relation à travers une plateforme basée sur le Net des investisseurs et des compagnies et entreprises ayant besoin de financement. Le travail de Fundkiss c’est de faire le lien entre les financiers et les emprunteurs. Il est question de s’assurer que ce sont les meilleurs projets qui sont mis en ligne. Aujourd’hui, nous avons financé une dizaine de projets à hauteur de Rs 6,5 millions. »

Rentabilité de l’activité

« On se rémunère de deux façons. La première est que nous prélevons un Success Fee sur les projets qui sont mis en ligne et dont les campagnes sont réussies. Le quantum varie de 3 % à 5 % dépendant du projet. On prélève une commission administrative de 3% sur les remboursements. Nous sommes un intermédiaire. »

Le profil des financiers

« C’est un prêteur qui peut être un particulier ou un investisseur institutionnel. C’est vous et moi. C’est tout le monde. Pour faire simple, historiquement, il n’y avait que les banques. Aujourd’hui, à travers Fundkiss, on passe d’un banquier à 500 banquiers. Ce sont des individus, des prêteurs. »

Le risque de non remboursement

« Le risque est là. Les prêts sont sans garantie. Ce risque, on le rémunère entre 11 % et 15 %. Tout notre travail est de nous assurer que seuls les meilleurs projets soient mis en ligne et financés. Le suivi est aussi assuré pour que le remboursement se fasse comme il se doit. »