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Restauration : le pari osé et réussi de Brinda Ramkhelawon

Brinda Ramkhelawon
Brinda Ramkhelawon a lancé Taza Smartfoods, qui propose des amuse-bouche et des sucreries typiquement mauriciens depuis 2010.

Brinda Ramkhelawon était souvent récompensées pour ses plats, ce qui l’a poussée à se lancer dans la voie culinaire. Elle a démarré, en avril 2015, une entreprise familiale qui offre ce que la cuisine mauricienne a de plus traditionnel et d’antan, sous l’enseigne Taza Smartfoods.

Elle a mis un terme à une carrière de dix-huit ans dans la Fonction publique, pour lancer son entreprise. En 2010, Brinda Ramkhelawon a tenté ce pari osé, une décision envers et contre tous. À 47 ans, cette entrepreneure, qui a un riche parcours, n’a aucun regret par rapport à son choix de vie.

« Ce n’est pas facile d’être présent sur tous les fronts et d’accorder l’attention nécessaire à tout un chacun. Mais ma famille me soutient. On se retrouve dans la soirée et pendant le week-end. C’est une entreprise familiale et on est heureux du résultat. Ce n’est pas un fardeau », explique Brinda Ramkhelawon.

Au fil de la conversation, on se rend compte à quel point elle tient à son entreprise. Tout ce dont elle parle se rapporte aux amuse-bouche précuits et frigorifiés (samoussas, rouleaux de printemps), aux sucreries (laddoos) et à ses clients.

Taza Smartfoods

Chaque conseil et suggestion de ses proches et clients a son pesant d’or. D’ailleurs, elle a ouvert sa boutique en mai 2018 sur les recommandations de ses clients. Ces derniers voulaient un point de vente pour s’approvisionner de manière régulière, sans avoir à passer des commandes et à attendre.

Et aujourd’hui, dans sa boutique à Morcellement Saint-André, elle propose une cinquantaine de produits variés.

Taza Smartfoods« Je n’ai jamais favorisé la quantité sur la qualité », indique-t-elle. « Mes clients l’ont toujours noté. Même si les ventes sont en croissance, je dois faire attention à la qualité. J’opère dans un marché très concurrentiel. »
Brinda Ramkhelawon doit son succès en partie au National Women Entrepreneur Council. Entre les murs de cet organisme, à Triolet, elle a appris les rouages de l’entrepreneuriat de même que l’importance des finances saines pour son business.

La restauration sera son champ de prédilection. Parce que même dans sa carrière de fonctionnaire, la cuisine a toujours été aux premières loges. Elle est une habituée des compétitions culinaires organisées par le Public Officers Welfare Council.

Ses plats sont variés. Mais, dit-elle, ces mêmes plats reflètent l’authenticité et la simplicité de la riche gastronomie mauricienne : farata, chutney de mangue, chevrettes d’eau douce, pistache et coco, pomme d’amour ou aubergine, brèdes et mets chinois pour ne citer que ceux-là.

Les prix viennent confirmer ses talents. Elle remporte le premier prix en 2003 à un concours organisé conjointement par les conseils de districts de Pamplemousses/Rivière-du-Rempart et de Flacq.

La transition de fonctionnaire, avec des horaires fixes, à un parcours d’entrepreneur, n’a pas été facile. Son époux était employé de bureau et agent d’assurances. Quand ils s’engagent dans la restauration, il a fallu faire du marketing et cuisiner. Ils ont mis en place la distribution dans le village et des endroits-clés. Ils y ont cru jusqu’au bout et ont atteint leurs objectifs.