Aller au contenu principal

L’éducation et l’immobilier : les nouveaux piliers de Medine

Cascavelle
Cascavelle inaugure bientôt une salle de bowling et de nouveaux restaurants

L’éducation et l’immobilier. C’est sur ces deux pôles que le groupe Medine compte s’appuyer pour pérenniser sa performance financière et soutenir son développement sur le long terme. C’est ce qu’avance Thierry Sauzier, le CEO qui a rencontré la presse, le jeudi 11 juillet, dans le cadre d’une tournée médiatique des réalisations actuelles et les projets à venir dans ces deux domaines du groupe.

Depuis 18 mois qu’il est à la tête du groupe, Thierry Sauzier a mené une restructuration de la compagnie par rapport à ses nouvelles orientations. Car, depuis cette année, Medine n’est plus engagée dans la fabrication de sucre depuis la fermeture de son usine. La compagnie plante seulement la canne qu’elle envoie aux trois autres producteurs de sucre.

La restructuration a porté sur trois facteurs essentiels. D’abord, elle a « nettoyé » son bilan comptable en éliminant les activités non-productives, à l’instar de l’usine. Elle s’est penchée sur une réorganisation de ses dettes en considérant celles à court et long termes. Au final, la compagnie a émis des obligations qui ont été d’ailleurs sursouscrites. Le deuxième paramètre a porté sur une réduction des coûts dont l’exercice est toujours en cours. Il s’agit là d’un impératif, car dans la filière canne, le coût de production est de Rs 17 000 la tonne alors que le prix sur le marché mondial est de Rs 8 500 la tonne. Le dernier facteur a été de se départir des activités à faible rendement et de se consacrer davantage sur les nouveaux cœurs de métier, c’est-à-dire, l’éducation et l’immobilier.

« Maintenant que nous avons consolidé nos bases, nous pouvons aller de l’avant avec nos nouvelles orientations », explique le CEO.

Le développement du cluster immobilier s’inscrit ainsi : la diversification et la création d’un portefeuille immobilier de Rs 10 milliards (actuellement à Rs 4,3 milliards) dans le moyen terme ; la vente de terrains pour morcellements accompagnée de vente stratégique de grandes quantités de terres ; fructifier la valeur d’Uniciti et explorer des partenariats stratégiques pour le financement de projet.

La stratégie pour le secteur éducation se décline ainsi : devenir le hub éducatif intégré de premier rang du pays avec un objectif de compter 5 000 étudiants (actuellement 2 700) d’ici 2025 ; devenir le pivot local avec une croissance d’institutions privées ; être la destination pour les étudiants africains avides d’une éducation supérieure de haut niveau à des prix accessibles ; ajouter trois autres universités, une ayant une offre globale et les deux autres spécialisées dans la médecine et le business respectivement.

Pour l’agriculture, Medine compte continuer, malgré le prix élevé sur le marché mondial, à produire de la canne dans un but social, écologique et de propreté. « Tout terrain vague est un aimant pour les déchets. Ce sera mauvais pour notre image et pour celle du pays », explique Thierry Sauzier.

Le cluster loisirs, notamment avec Casela, son centre récréatif et sportif et l’aventure et l’expérience Yemen, sera consolidé. D’ailleurs, Medine a déjà mis en chantier Magenta, un parc privé mais ouvert au public.

Nouvelle route

C’est d’ailleurs presque à proximité de ce parc que Medine compte construire, à ses frais, une nouvelle route de 2,5 kilomètres qui débouchera presque vis-à-vis de Casela. Elle coûtera Rs 710 millions et si elle a l’aval pour son l’EIA Report, les travaux peuvent démarrer en novembre prochain pour une durée de 18 mois.

La compagnie est en pourparlers avec les autorités afin que cette route soit prolongée sur 5,7 kilomètres afin de décongestionner le trafic sur le rond-point de Pierrefonds. Le prolongement qui sera réalisé par l’État devra passer par le village Xavier avant de sortir sur la route Bassin et éventuellement vers Beaux-Songes où l’État compte construire une nouvelle route vers le Sud.