Publicité pour enfants : un cadre réglementaire est nécessaire | Défi Économie Aller au contenu principal

Publicité pour enfants : un cadre réglementaire est nécessaire

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Les enfants sont aussi exposés via les supports numériques, les présentoirs de produits, les emballages et les parrainages par de grandes marques.

Pour faire suite à ses demandes en faveur d’une loi pour régir les publicités, la CAP compte soumettre aux autorités concernées, des propositions appropriées pour réglementer les publicités ciblant les enfants, en particulier. Elle s’appuie sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour soutenir ses propositions.

Pour la CAP, les décideurs politiques devront envisager une réglementation englobant, non seulement la publicité, mais toutes les autres communications commerciales. Dans de nombreux pays, les mesures existantes ciblent uniquement la publicité radio, alors que les enfants sont aussi exposés via les supports numériques, les présentoirs de produits, les emballages et les parrainages par de grandes marques. En général, les réglementations se limitent aux programmes pour enfants et portent principalement sur la publicité. Échappent à tout contrôle, un large éventail de programmes, de médias et de techniques de marketing auxquels sont exposés les enfants. Le pays doit mettre en place une politique visant à limiter l’exposition réelle des enfants.

Les réglementations, quand elles existent, ciblent généralement les tranches d’âge jusqu’à 12 ou 13 ans, alors que les adolescents, aussi, subissent les effets négatifs du marketing. La CAP estime, à l’instar de l’OMS, que le champ d’application des lois doit être élargi pour protéger tous les enfants.

Encadrement strict

Il n’existe à Maurice aucun système efficace de catégorisation des aliments pour déterminer lesquels ne doivent pas faire l’objet de publicité auprès des enfants. Il convient de recourir à des systèmes existants, ou en concevoir de nouveaux, pour le profilage des nutriments sur la base de données scientifiques. Ces systèmes doivent définir, efficacement, les aliments peu sains en fonction de leur qualité nutritionnelle. Pour la CAP, Maurice devra prendre l’exemple des pays européens avec le système NutriScore, récemment mis en place et en faveur duquel font campagne les associations de consommateurs, telles que l’UFC Que Choisir.

Parmi les autres pistes proposées, l’encadrement strict des publicités télévisées pour les produits les plus gras ou sucrés aux heures de grande écoute des enfants ; la validation par le ministère de la Santé de programmes télévisés informatifs, afin d’aider les parents à identifier l’intérêt nutritionnel des produits alimentaires transformés ; et la gratuité de diffusion pour les communications sur l’équilibre nutritionnel émanant du même ministère.