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Christine Lascie : l’as de la couture

Christine Lascie
Christine Lascie compte plus d’une quinzaine d’années dans la couture.

La couture n’a plus aucun secret pour elle. Après les robes de mariée et autres vêtements pour dames, Christine Lascie s’est lancée dans la production de draps, coussins et sacs à pain, entre autres. Un choix judicieux pour cette habitante de Sainte-Croix.

La famille Lascie est dans la couture depuis des générations. C’est sans surprise que Christine a choisi de faire perdurer cette tradition familiale. Ses trois filles l’ont aussi suivie dans cette voie. « Je souhaite qu’un jour mes petits-enfants et arrière-petits-enfants suivent aussi la voie de leurs ancêtres », dit-elle avec un large sourire.

Comptant plus d’une quinzaine d’années dans la couture, Christine Lascie s’est bâtie un nom dans la confection des robes de mariée et autres vêtements sur mesure pour le grand plaisir de la gent féminine. « Des gens venaient de partout pour passer leurs commandes », dit-elle. Ce qui explique qu’elle n’avait pas suffisamment de temps pour s’occuper de ses enfants qui étaient encore en bas âge. Ce qui troublait beaucoup la jeune maman.

Débuts laborieux

Elle décore certains de ses travaux, dont les sacs à pains.
Elle décore certains de ses travaux, dont les sacs à pains.

Mais on n’abandonne pas la couture chez les Lascie. Ce serait un crime de lèse-majesté. Christine décide alors de changer sa ligne de production. Si elle confectionne toujours des vêtements pour ses proches et connaissances, elle se consacre davantage à la production des draps-housses, taies d’oreillers, nappes, sacs à pains, porte-papier toilettes en tissu et coussins en plusieurs dimensions. Grâce à sa maîtrise de la couture et son esprit d’entreprise, elle a réussi à se bâtir une bonne clientèle. Elle vend ses produits trois fois par semaine à la rue du Vieux-Conseil, à Port-Louis.

Ses débuts n’ont pas été faciles, car elle a dû tout recommencer à zéro. « On ne peut bâtir une clientèle du jour au lendemain », explique-t-elle. En face à des difficultés des premiers jours, combien de fois, dit Christine Lascie, elle a résisté à la tentation de tout abandonner et de revenir à la confection de robes. Mais elle a tenu bon. « Chez les Lascie, on ne baisse jamais les bras », affirme-t-elle. Pour réussir dans ce domaine, elle explique qu’elle devait surtout miser sur l’innovation et le travail bien fait. Un de ses atouts, c’est sa connaissance de la peinture. Elle décide donc de décorer certains de ses travaux, dont les sacs à pains, et réussit à se faire une clientèle. Mais elle avoue que ce sont surtout ses coussins qui se vendent le mieux « de par leur originalité ».

Aujourd’hui, Christine dispose de son atelier. Elle a investi dans des équipements, notamment une machine à coudre ‘overlock’. Ses filles l’aident maintenant dans son travail. Pour respecter un délai de livraison, elle explique que parfois elle travaille jusqu’a fort tard dans la nuit. Christine est aussi reconnaissante envers son mari qui la soutient. Soulignons qu’elle est enregistrée au National Women Entrepreneurship Council qui, dit-elle, lui est d’une grande aide.