Aller au contenu principal

Rehana Subdar : la spécialiste des gâteaux orientaux

Rehana Subdar
Rehana Subdar a ouvert sa pâtisserie à l'âge de 22 ans.

Rehana Subdar est connue à Plaine Verte pour ses gâteaux qui reflètent la diversité culinaire d’une île Maurice multiculturelle. Une visite à sa pâtisserie en dit long.

Napolitaine, massepain, sutalfine, burfee, rasgula, mawa samoussa, ladoo, jalebi, fenousse et brownies, entre autres, rien qu’à les voir joliment  exposés lors d’une exposition organisée par le National Entrepreneur Women Council, l’eau vous vient à la bouche.  Après tout, Rehana Subdar compte une vingtaine d’années dans la pâtisserie. Un art qu’elle a appris de sa mère, réputée dans la préparation des gâteaux orientaux, dont le fameux fenousse, une préparation traditionnelle à base de lait.

Gâteaux orientaux

Si tous ses gâteaux étaient attirants ce jour-là, les gens avaient les yeux surtout sur le fenousse. « Quand j’étais petite, je regardais maman qui préparait des gâteaux et j’ai toujours su que j’allais devenir pâtissière   », dit-elle. C’est ainsi qu’outre le fenousse, elle a appris aussi la préparation des ladoos, rasgula, Aloo dhall gram.  À 15 ans, elle aidait déjà sa maman dans la cuisine. Elle a ainsi pu maîtriser le grammage des divers ingrédients entrant dans la préparation des gâteaux orientaux.

Cours de pâtisserie française

Rehana Subdar a aussi suivi des cours de pâtisserie française et excelle dans la préparation des napolitaines. C’est après son mariage, alors âgée de 22 ans qu’elle a ouvert  sa pâtisserie, Ana Sweets, qui a bâti une bonne réputation dans la région. Des gens viennent de partout pour passer des commandes, notamment pour diverses occasions. Parmi la trentaine de variétés de gâteaux, certaines ont été préparées  pour la fête Eid.  Elle travaille aussi sur commande pour la fête de Divali, les mariages hindous et musulmans et autres fêtes familiales.

Gérer sa propre pâtisserie n’est pas une mince affaire. Rehana Subdar doit s’occuper de tout. C’est elle qui va s’approvisionner en farine et autres ingrédients et qui s’occupe du camion pour les acheminer à sa pâtisserie. « Au début, c’était assez difficile mais après des années de pratique, c’est devenu une routine. C’est pour vous dire qu’il ne faut jamais jeter les armes face aux premières difficultés quand on ouvre un business  », dit-elle.

Elle explique qu’il n’est pas rare qu’elle se réveille très tôt et travaille jusqu’à fort tard afin de satisfaire une commande. Certes, c’est le revers de la médaille de travailler à son compte mais le plaisir qu’elle éprouve est sans limite, affirme-t-elle. Soulignons qu’elle s’est inscrite depuis trois ans au National Women Entrepreneur Council, lui permettant de participer régulièrement à des foires à travers le pays. Ce qui lui donne l’opportunité de faire des nouveaux clients.