Industrie locale : Sarjua produit deux tonnes de bananes par semaine | Défi Économie Aller au contenu principal

Industrie locale : Sarjua produit deux tonnes de bananes par semaine

Dhaneswar Sarjua.
Dhaneswar Sarjua.

La Conserverie Sarjua Internationale Ltée a repris, il y a quatre mois, ses activités de production et de livraison de bananes. Une affaire qui marche car la compagnie produit et écoule deux tonnes de bananes sur le marché local chaque semaine. Son objectif : atteindre la barre de quatre tonnes.

Si vous voyagez dans certaines régions de la Capitale, vous êtes sûrement tombé sur des personnes en train de vendre des bananes aux abords des arrêts d’autobus. Sur leurs étals, des bananes vendues à divers prix avec un panneau indiquant « Sarjua Bananas Drive n Buy » bien en évidence. Un concept qui revient à la Conserverie Sarjua Internationale Ltée.

« Pendant quatorze ans, nous avons fait la production et la livraison de bananes. Nous avons, toutefois, mis un frein à cette activité pendant quatre ans car les bananes que nous rapportaient certains marchands et intermédiaires n’étaient pas conformes en termes de maturité. Or, nous voulions proposer que l’excellence », indique Dhaneswar Sarjua, le directeur de la compagnie. Ce n’est que cette année qu’il a décidé de se relancer dans cette activité à la demande de ses clients notamment des hôtels et des supermarchés.

« Nous avons, toutefois, procédé à une réorganisation. Nous avons aujourd’hui nos propres plantations dans le Nord de l’île et nous veillons à ce que les bananes soient 100 % bio », indique notre interlocuteur. Une fois les bananes cueillies, elles sont ramenées à l’usine de la compagnie à Plaine Lauzun pour être mûries. « Dans le cadre d’une formation en Europe dispensée par l’Union européenne sur l’exportation des légumes et de fruits, j’ai appris comment faire mûrir les bananes, comment contrôler leur teneur en sucre, leur humidité ou encore fixer leur température afin qu’elles répondent aux normes internationales », souligne-t-il. D’ailleurs, Dhaneswar Sarjua a investi plusieurs millions de roupies il y a quelques années pour la mise en place des laboratoires de mûrissement avec l’aide des experts français.

Aujourd’hui, Sarjua compte une production de deux tonnes de bananes par semaine. Des produits qui sont écoulés, par la suite, dans des hôtels, des grandes surfaces ou encore auprès des marchands de fruits. La compagnie propose également le concept de « Drive n Buy » à Plaine Lauzun où les bananes sont vendues entre 6 heures et 18 heures. « L’excédent de bananes est également vendu, depuis tôt le matin, par nos employés près de certains arrêts d’autobus dans la Capitale et ses environs. Ceux qui partent à l’école ou au travail le matin peuvent ainsi acheter nos bananes. Et comme il n’y a pas d’intermédiaire, les prix sont très abordables, soit à Rs 2 ou Rs 4 l’unité ou encore trois ou quatre bananes pour Rs 10 », explique Dhaneswar Sarjua. À savoir que plusieurs variétés de bananes (Zinzli, Williams, Dwarf Cavendish, Mamole, Ollier, etc.) sont proposées à la clientèle.

« S’il y a une demande pour étendre la vente dans d’autres régions de l’île, nous étudierons la possibilité de proposer ce service ailleurs. Nous ne le faisons pas actuellement pour une question de logistique. Toutefois, il serait à l’avantage du grand public, que les autorités autorisent la vente des légumes et des fruits dans des espaces publics. Ces produits seront ainsi plus accessibles et abordables », avance notre interlocuteur.

Dhaneswar Sarjua ne compte, toutefois, pas s’arrêter en si bon chemin. « Actuellement, nous perdons des sous car les coûts d’opération sont très élevés. Nous devons continuer à augmenter le volume de production. C’est quand on franchira les quatre tonnes par semaine que nous atteindrons le ‘break-even point’. Nous sommes, toutefois, satisfaits de notre progression car les consommateurs apprécient la différence », conclut notre interlocuteur.