Aller au contenu principal

Mesures budgétaires : la classe moyenne en passe de bénéficier d’une fiscalité moindre

Pour la deuxième année de suite, le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth annonce des mesures aboutissant à un Paye As You Earn moindre. Cette année-ci, ce sont 5 000 salariés additionnels qui bénéficieront d’une imposition moindre de 10 % (après les déductions d’usage) alors que la norme est de 15 %. Ces derniers rejoignent les 63 000 contribuables qui bénéficient déjà de cette mesure annoncée pour la première fois lors du Budget 2018/2019.   

Comment s’annonce cette mesure ? Il faut prendre comme référence l’annonce dans le Budget 2018/2019. La taxe de 10 % est introduite pour toute personne touchant Rs 650 000 par an. Cette année-ci, le Grand argentier a indiqué qu’il accorde un crédit d’impôt de 5 %. « An employee will benefit from a tax credit of

5 % of chargeable income at time of submission of his income tax return. Moreover, the employee will be subject to Pay As You Earn at the rate of 10 % if his average cumulative emolument in a month is below Rs 53 845 », est-il dit dans les annexes accompagnant le discours budgétaire.« This measure will ensure that employees earning annual net income just above the threshold of Rs 650 000 are not penalised.”

Avec une telle mesure, la Trésorerie publique verrait ses recettes tomber. Est-ce vraiment le cas ? « Cette mesure fiscale est à l’avantage de la classe moyenne, une famille type avec deux enfants, prêts et crédit-bail à rembourser », affirme d’emblée Dr Takesh Luckho, économiste. « D’un point de vu général, quand l’État rehausse le plafond quand il s’agit du Paye As You Earn, cela signifie que moins de personnes paieront la taxe.

L’État recevra moins d’argent à travers une taxation directe. Ceci étant dit, l’État ne perd pas pour autant. Car les bénéficiaires de cette mesure auront plus d’argent à dépenser. Ce serait le cas à travers la consommation, contribuant à la croissance économique. En retour, l’État gagnerait à travers des taxes indirectes. »