Budget 2021-2020 - Yuven Peechen, Lecturer en finance : «Il faut stimuler la consommation, l'investissement et la croissance» | Défi Économie Aller au contenu principal

Budget 2021-2020 - Yuven Peechen, Lecturer en finance : «Il faut stimuler la consommation, l'investissement et la croissance»

Yuven Peechen

Qui dit circonstances exceptionnelles dit mesures exceptionnelles. En effet, l’économie locale est depuis l’an dernier exposée à de nouveaux défis en partie dictés par la pandémie. Pour le Lecturer en finance, Yuven Peechen, le Budget 2021-22 devrait de ce fait être utilisé comme un outil pour relancer la croissance et relancer le PIB de l’économie locale, cela par des mesures fortes. 

Ainsi, le maintien du pouvoir d'achat et l’augmentation du revenu des particuliers sont des mesures qui pourraient être bénéfiques. Yuven Peechen est d’avis qu’il est important d'éviter une érosion du pouvoir d'achat des particuliers.  Selon lui, les pressions inflationnistes continueront à s'intensifier et l'inflation devrait atteindre environ 2,5 % d'ici la fin de 2021. Cela, dit-il, alors que les taux d'intérêt sont historiquement bas, que ce soit à Maurice ou à l’international et dû à l'augmentation des prix de l'essence, des légumes et de certaines autres matières premières et produits importants. Le Lecturer propose de ce fait une compensation salariale moyenne de Rs 250 dès ce mois de juin pour protéger le pouvoir d'achat.

Il préconise également de prolonger la période moratoire de remboursement des prêts jusqu'en décembre 2021. Autre mesure proposée est que l’État subventionne le prix de l'essence jusqu'en décembre 2021. « Ces mesures contribueront à augmenter le revenu disponible des individus, ce qui soutiendra certainement les ménages et contribuera à stimuler la consommation et l'investissement, qui sont deux composantes importantes du PIB », explique-t-il. Et d’ajouter que le gouvernement pourrait, à travers une entité autre que la Mauritius Investment Corporation (MIC), injecter des fonds dans le capital-investissement. « Les fonds peuvent prendre la forme d'un capital (fonds propres) ou d'un ‘mezannine finance’ ou d'actions privilégiées remboursables pour une durée d'au moins 3 à 5 ans, à l'image des capital-risqueurs », argue Yuven Peechen. 

Fabrice Larétif