Environnement favorable des affaires : Forbes classe Maurice à la 39e place | Défi Économie Aller au contenu principal

Environnement favorable des affaires : Forbes classe Maurice à la 39e place

La compétitivité des entreprises de textile s’érode en raison des coûts plus élevés de la main-d’œuvre.
La compétitivité des entreprises de textile s’érode en raison des coûts plus élevés de la main-d’œuvre.

Le magazine américain Forbes a une autre idée de Maurice comme destination pour faire les affaires, que la Banque Mondiale. Si cette dernière a classé le pays à la 20e place mondiale, la publication économique cote le pays à la 39e position pour son classement de 2019. Mais, elle maintient le statut de Maurice en tant que leader sur le plan continental. 

D’emblée, Forbes note une croissance de 3,8 %, un PIB par habitant de USD 10 500 et une balance commerciale moyenne absolue en pourcentage du PIB de moins 6,6 %. «Après plusieurs années de faible progression, le gouvernement met actuellement en œuvre des politiques pour stimuler la croissance dans cinq secteurs : (...) les investissements étrangers en Afrique ; (...) l’utilisation des l’énergies renouvelables ; le développement des villes intelligentes ; le développement de l’économie océanique  ; la rénovation et la modernisation des infrastructures incluant le transport collectif, le port et l’aéroport», souligne le magazine. 

Il porte son attention également sur l’institution de plus de 32 000 entités offshore qui ambitionnent de faire des affaires en Inde, en Afrique du Sud et en Chine. Le centre financier international mauricien est passé au crible par des organismes internationaux qui prônent une concurrence fiscale équitable. Maurice coopère avec l’Union européenne et les États-Unis  sur les comptes. 

« Maurice est aussi membre de l’OCDE/G20 dans son initiative de cadre intégré de Base Erosion and Profit Shifting (BEPS) et il est sous pression pour revoir ses conventions de double imposition. Le secteur offshore est vulnérable aux changements des régimes fiscaux. Les autorités ont élaboré un schéma directeur pour le secteur des services financiers afin de permettre au pays de faire la transition vers une juridiction dégageant de la valeur ajoutée », ajoute Forbes.

D’autre part, le secteur textile a tiré avantage de l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), un programme préférentiel avec un accès exempté de droits de douane sur le marché américain. Les exportations mauriciennes se sont envolées de 35,6 % de 2000 à 2014. «Cependant, la compétitivité des entreprises de textile s’érode en raison des coûts de main-d’œuvre plus élevés et du manque de travailleurs locaux », souligne l’institution.

Des politiques économiques judicieuses et des pratiques bancaires prudentes ont contribué à atténuer les effets néfastes de la crise financière de 2008/09. L’économie s’est développée entre 3 % et 4 % de 2010 à 2017 et le pays continue de s’ouvrir au monde pour le commerce et les investissements. 

« La croissance aux États-Unis et en Europe a stimulé les exportations de marchandises et les services incluant le tourisme, alors que la baisse des prix du pétrole a pu maintenir l’inflation à un niveau bas. Maurice reste en pole position sur le continent ayant l’environnement le plus favorable aux entreprises. Il a introduit la Business Facilitation Act pour améliorer sa compétitivité et assurer des perspectives de croissance à long terme. Un nouveau Economic Development Board a été mis en place en 2017-2018 pour promouvoir les exportations et attirer des investissements étrangers », observe Forbes. 

Indice Classement
Liberté du commerce 6e 
Liberté monétaire  42e 
Droits de propriété 40e 
Innovation 62e 
Technologie 47e 
Bureaucratie 20e 
Protection des investisseurs 14e 
Corruption 49e 
Liberté individuelle  34e 
Charge fiscale 6e