Moses Harding John, président et CEO d’IndusInd International Holdings Limited (IIHL) : «Maurice n'est pas encore devenu une destination d'investissement majeure» | Défi Économie Aller au contenu principal

Moses Harding John, président et CEO d’IndusInd International Holdings Limited (IIHL) : «Maurice n'est pas encore devenu une destination d'investissement majeure»

Moses Harding John

Beryllus Capital, qui résulte d’un partenariat entre Focus Financial Partners Inc et Hinduja Group, se positionne sur le marché de la gestion de patrimoine fiduciaire à Maurice.

La Covid-19 continue d'infliger des chocs aux économies. Or, les marchés de la dette et des capitaux propres ont, selon Moses Harding John, président et CEO d’IndusInd International Holdings Limited (IIHL), filiale du groupe Hinduja, profité de l'impact de la pandémie sur les marchés développés et émergents. Cela grâce à l'injection de liquidités abondantes dans le système par les banques centrales en plus de l'extraordinaire relance budgétaire des gouvernements, sans tenir compte du déficit budgétaire élevé. Le plus durement touché, précise Moses Harding John, se situe sur les marchés qui n'attirent pas l'appétit des flux institutionnels étrangers. « Maurice n'est pas encore devenu une destination d'investissement majeure étant donné l'absence de capacités de produits et le manque de profondeur du marché, ce qui permet de conforter la stabilité des prix », souligne-t-il.

Ainsi, tenant en compte le fait que Maurice compte un marché de gestion de patrimoine, diverses opportunités se présentent dans le transfert, la canalisation des opportunités d'investissement d'une juridiction à une autre. « Cela peut transformer Maurice en un centre financier mondial. L'avantage pour Maurice est la liquidité en transit et les avantages connexes pour le secteur bancaire dans le segment B », explique-t-il.

Il faut, selon Moses Harding John, conserver l'investissement de la richesse nationale à Maurice qui est par ailleurs canalisée vers les marchés offshores en tant qu'actif en devises en profitant des règles de change libéralisées. « Le besoin immédiat est d'améliorer les capacités des produits à la fois sur les marchés de la dette et des capitaux propres et sur les classes d'actifs en devises et en matières premières », dit-il.

Fabrice Larétif