Reprise partielle des activités : la plupart des commerces opérationnels mais les ventes ne suivent pas | Défi Économie Aller au contenu principal

Reprise partielle des activités : la plupart des commerces opérationnels mais les ventes ne suivent pas

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Le 1er avril, date marquant la reprise partielle des activités, les commerçants étaient montés au créneau car un bon nombre d’entre eux n’avaient pas encore obtenu le Work Access Permit pour pouvoir opérer. Une semaine après, la situation s’est-elle améliorée ? Le point.

Le président de la General Retailers Association, Khevin Chummun, se réjouit que tous les commerçants de son association aient reçu leur Work Permit Access (WAP). Raj Appadu, président du Front Commun des Commerçants de l’île Maurice, affiche aussi la satisfaction. Il affirme, d’ailleurs, avoir noté une évolution positive dans l’octroi du WAP à Port-Louis. « Valeur du jour, au moins 75 % des commerçants ont eu le permis pour travailler », se félicite-t-il.

A Rose-Hill, la situation est plutôt morose, explique Ismet Abdoolah, président de l’Association des Commerçants de Beau-Bassin/Rose-Hill. D’abord, dit-il, plusieurs magasins restent fermés car leurs propriétaires résident dans la zone rouge. D’autres, poursuit-il, ne peuvent opérer car leurs employés n’ont pas encore reçu leur WAP. « Certains commerçants préfèrent aussi ne pas ouvrir vu que la clientèle est très faible et ils ne peuvent pas couvrir les frais », dit-il.

Au niveau des ventes, Raj Appadu maintient que plusieurs petits commerces se trouvent dans une situation économique précaire. Il craint que plusieurs d’entre eux soient contraints de mettre la clé sous le paillasson s’il n’y a aucune évolution positive dans les mois à venir.

Il estime que l’accès par ordre alphabétique a davantage aggravé la situation des petits commerces. « Il y a des jours où on ne fait aucune vente », dit-il.  D’où son appel aux autorités pour qu’il y ait une dérogation spéciale pour les petits commerces en ce qu’il s’agit de l’ordre alphabétique. Dans le même temps, Raj Appadu lance un appel pour que d’autres portes soient ouvertes au Marché Central, pour y faciliter l’accès à l’intérieur.  Il appuie cette demande par le fait que les employés de bureau profitent de leur pause-déjeuner pour venir faire leurs achats.