La criminalité financière au cœur d’un webinar | Défi Économie Aller au contenu principal

La criminalité financière au cœur d’un webinar

Compte tenu de l'accélération rapide du monde de la finance et de la technologie, la Mauritius Africa FinTech Hub a organisé un webinar cette semaine, soit le11 novembre, sur le thème ‘Défis dans le monde de la criminalité financière’. Le but est de discuter sur les menaces à long terme et les solutions pour l’économie et les services financiers de Maurice qui représentent la criminalité financière.

Mike Rees, fondateur de Strategic Vitality a participé en tant que modérateur. Les autres intervenants sont Neeraj Ramyead, CFE, agent anti-fraude à la State Bank of Mauritius (SBM), Veeren Manikion, directeur du développement commercial et des ventes chez Global Primex Ltd et Kevin Sumputh, directeur de la sécurité chez Absa Bank Ltd.

Lors de ce webinar, il a été question du fait que  criminalité financière se présente sous diverses formes terribles telles que l'esclavage humain, le trafic d'organes, le trafic de drogue, le terrorisme pour n'en nommer que quelques-uns et Maurice n'est pas exempte de cette réalité. Considérant que l'UE a ajouté Maurice à la liste des pays du tiers monde avec des mesures insuffisantes pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme en juillet 2020, les idées de ces panélistes donnent à Maurice l'espoir de remonter sur l'échelle. 

Selon le modérateur Mike Rees, le montant des crimes financiers de l'année dernière s'élève à 5,6 milliards de dollars et la récente pandémie a permis aux criminels d'exploiter plus facilement le dark web.

Neeraj Ramyead est d'avis que « le monde bancaire doit investir davantage dans les systèmes de surveillance des transactions pour suivre ce qui se passe, analyser les différents types de transactions afin de pouvoir prédire ce qui peut arriver à l'avenir. »

Kevin Sumputh, quant à lui, a partagé avec le public sa perspective numérique de la cyber-prévention et de la prévention de la fraude. Selon lui, « la sophistication du dark web donne au public une possibilité facile de commettre des délits financiers. » Il estime qu’« une intelligence artificielle rigoureuse et un apprentissage automatique pourraient décourager les fraudeurs de commettre des délits. » Veeren Manikion estime en parallèle que la solution aux crimes financiers consiste à réinvestir dans la FinTech et la RegTech pour tirer parti de ce problème que le monde rencontre avec les crimes financiers.

Neeraj Ramyead pense qu’il y a une obligation d'investir davantage dans les systèmes de surveillance des transactions pour suivre ce qui se passe. Il ajoute : « Nous devons être conscients que les crypto-monnaies ne sont pas seulement un mode de paiement mais un actif numérique dans lequel les gens investissent. »

Veeren Manikion trouve qu’il y a « aucun moyen concis de signaler les transactions illicites mais les banques cherchent à obtenir les bonnes données pour répondre à ces problèmes. La monnaie électronique ou la Fintech proviendra de la Financial Service Commission et de la banque centrale qui joue un rôle très important. Le monde entier doit être réinvesti là où la fintech et la regtech viennent tirer parti de ce problème que nous rencontrons », conclut-il.