Application de la CSG : le casse-tête des entreprises | Défi Économie Aller au contenu principal

Application de la CSG : le casse-tête des entreprises

Jervin Seebarrun, Maya Sewnath, Vinay Kanhye et Jayesh Ajwani

La Contribution sociale généralisée (CSG), qui vient remplacer le National Pensions Fund, est en vigueur depuis le 1er septembre. A l’heure où les entreprises préparent les salaires du mois, comment s’en sortent-elles au niveau de l'application de cette mesure ? Éléments de réponses. 
Maya Sewnath, directrice de SSS Furniture

« Risque-t-on des pénalités si on n’arrive pas à appliquer la CSG ?» 

La directrice de SSS Furniture dit être toujours dans le flou. « Nous avons fait une demande auprès des autorités pour avoir plus d’explications sur le concept de CSG mais on reste toujours sur notre faim. Il faut qu’il y ait un débat ouvert au niveau national pour adresser les nombreuses questions des entrepreneurs », soutient Maya Sewnath qui compte environ 40 employés.  Au niveau de l’application de la mesure, elle avance que son comptable fera le nécessaire. « Mais, j’ai des craintes sur ce sujet. Par exemple, si on ne calcule pas le montant pour la CSG et l’appliquer comme il le faut, est-ce qu’on aura des pénalités à payer ? Est-ce qu’il y aura des campagnes de sensibilisation dédiées aux entreprises jusqu’à que nous comprenons cette nouvelle formule ? », demande-t-elle. Cependant, elle confie qu’elle a appris que pour les employeurs, le coût pour le paiement de la pension sera moindre. « On le saura à la fin du mois », dit-elle. 

Vinay Kanhye, directeur de V. K. Health Food : «C’est une mesure un peu difficile à comprendre»

Vinay Kanhye, directeur de V. K. Health Foods, compagnie qui exporte du moringa, souligne que le remplacement de la cotisation au National Pension Fund (NPF) par la ‘Contribution Sociale Généralisée’ est « un peu difficile à comprendre ». « Le fonds est contributif. De ce fait, c’est difficile pour moi de me prononcer sur les coûts pour l’entreprise. Dans la conjoncture actuelle, on ne sait pas si ce nouveau système qui vient abolir le National Pension Fund va garantir une meilleure contribution pour les PME », dit-il. 

Jervin Seebarrun, directeur de J&J Group Ltd : «Le montant que je verserai pour la CSG sera inférieur à celui du NPF»

« Je n’ai toujours pas compris la différence entre le NPF et la CSG. Il y un manque d’explications sur l’application de cette nouvelle formule », exprime Jervin Seebarrun, directeur de J&J Group Ltd Contracting and Renovation Works, qui compte plus d’une cinquantaine d’employés.  Il avance qu’il a laissé cette tâche entre les mains de son comptable.  Par ailleurs, dit-il, le montant du paiement de la contribution de pension va changer non seulement en raison de la nouvelle formule mais aussi en raison d’une baisse dans le nombre d’employés. « Avant le confinement, je versais chaque mois Rs 70 000 au NPF, mais les conséquences de la Covid-19 ont tout changé. Très peu des Mauriciens travaillent avec moi actuellement. La majorité sont des Bangladeshis.  J’ai compris que les travailleurs étrangers ne sont pas éligibles pour la CSG. Du coup, le montant que je verserai à la Mauritius Revenue Authority sera inferieur à celui du NPF », dit-il. 

Jayesh Ajwani, Chairman de Virgin Oil Company (Mauritius) Ltd : «Notre équipe administrative travaille dessus»

Jayesh Ajwani, Chairman de Virgin Oil Company (Mauritius) Ltd est catégorique. « Des Mauriciens et des étrangers travaillent chez nous. Si cette nouvelle mesure est pour leur amélioration nous serons heureux de contribuer à la Contribution sociale généralisée. Comme cette mesure est en vigueur depuis le 1er septembre, notre équipe administrative travaille dessus, mais c’est difficile d’évoluer les coûts additionnels à ce stade. Dans ce contexte difficile nous devons tous contribuer à remettre le pays sur les rails de l’économie », conclut-il.