L’Impact de la Covid-19 sur le secteur FinTech à Maurice au cœur d’un webinar | Défi Économie Aller au contenu principal

L’Impact de la Covid-19 sur le secteur FinTech à Maurice au cœur d’un webinar

FinTech

Alors que les économies du monde entier se rétablissent, la Covid-19 offre de nouvelles opportunités à l'espace FinTech et les services financiers. Dans ce contexte, l'Africa Fintech Network (AFN) a récemment organisé un webinaire avec le Mauritius Africa FinTech Hub (MAFH) via Zoom.

« L’Impact de la COVID-19 sur le secteur FinTech à Maurice et ce qu'il signifie pour l'Afrique », a été abordé par les panélistes Nicole Anderson, associée directrice générale et PDG du Redsand Group, Ian Dillon, co-fondateur de NOW Money, Dubaï; et Dovinassy Pillay, directrice des services financiers au Ministère des services financiers et de la Bonne Gouvernance de Maurice. La session a été animée par Noha Shaker, fondatrice et secrétaire générale de l'Egyptian Fintech Association.

Commentant la politique et la réglementation à Maurice, Dovinassy Pillay fait référence à « l’adaptabilité croissante du secteur bancaire, de l'adoption des transactions de commerce électronique, de la résilience du secteur des services financiers et de l'accélération de l'innovation. » Elle souligne que : « La Covid-19 a été une grande révélation concernant le secteur de la FinTech ». Elle explique que les documents d'ouverture de compte ont été envoyés à travers WhatsApp. Elle soutient qu'il fallait que les start-up FinTech exploitent les différentes opportunités et comprennent l'impact de ses nouvelles mesures. Eelle ajoute que « ces mesures existent déjà, mais c'est la manière dont elles ont été mises en place qui doit être modifiée ». Selon elle, ces mesures pouvaient être adoptées par d'autres pays de la région et que Maurice pouvait former des partenariats.

« À Maurice, il existe une base de données centrale KYC afin que nous puissions voir les entreprises africaines découvrir l’avantage d'ouvrir un compte à la Banque de Maurice. Pour l'Afrique, cela signifierait que nous avons une meilleure inclusion financière, une meilleure connaissance financière et des opportunités sans cesse croissantes pour les innovateurs et les start-ups », fait-elle ressortir.

Pour sa part, Ian Dillon co-fondateur de NOW Money, observe que les sociétés FinTech en sortaient gagnantes, car « les banques ont réalisé qu'elles ne pouvaient pas fonctionner de la même façon en 2020 », étant donné que leur mode de fonctionnement n'est pas favorable à une rapide évolution. Selon lui, les banques se tournent vers les sociétés FinTech et demandent à s'associer avec elles afin d'acquérir une meilleure expérience mobile, des applications numériques, une conformité numérique et des transactions plus fluides. Ian Dillon considère que le partenariat fonctionne bien car il est devenu un processus collaboratif plutôt que compétitif.

En ce qui concerne l'impact sur l'investissement et les capitaux dans la région africaine, Nicole Anderson trouve qu'avant la crise, le paysage de la technologie et de l'innovation en Afrique était considéré comme progressant, alimenté par une vague de capital-risque en 2018-2019.  Elle précise qu’il y avait un montant record de financement de 1,34 milliard de dollars au cours de l'année, du jamais vu par l'écosystème africain.

Quelles sont les perspectives d'avenir après la Covid-19 ? Les investisseurs veulent savoir si les activités d'une société FinTech particulière ont vraiment eu un impact. Sur le plan réglementaire, elle pense que « la FinTech doit gagner la confiance des régulateurs et du marché qu'elle dessert ».