Bijoux sur fil de soie : Diksha Govinda s’inspire des feuilletons indiens | Défi Économie Aller au contenu principal

Bijoux sur fil de soie : Diksha Govinda s’inspire des feuilletons indiens

Dicksha Govinda-Harry.
Dicksha Govinda-Harry.

Diksha Govinda-Harry n’est pas une accro des séries télévisées indiennes, mais avoue qu’elle s’en est inspirée pour créer des bijoux sur fil de soie. Un régal pour les yeux.

Qui aurait pensé que les séries télévisées indiennes allaient lui ouvrir la porte de l’artisanat ? Et pourtant Diksha avoue avoir très peu de temps pour regarder la télévision. Mais sa force réside dans son sens de l’observation particulièrement développé et sa capacité à toujours se poser des questions sur ce qui l’intéresse.

C’est ainsi qu’elle porte une attention particulière aux bijoux que portent les personnages des séries télévisées. Elle avance que bien qu’ils paraissent réels, ce sont des bijoux sur fil de soie. « J’ai fait des recherches sur YouTube et j’ai vu que je pouvais les confectionner », explique-t-elle. Grâce à une personne qui lui vend des saris importés de l’Inde, elle a la possibilité de passer une commande pour des matériaux nécessaires à la fabrication de bijoux sur fil de soie.

La jeune femme décide alors de fabriquer une boucle d’oreille et elle est plus ou moins satisfaite de son premier résultat. « Ce n’était pas extra, mais je sentais que j’étais sur la bonne voie. » Et à force de pratiquer, elle finit par maîtriser la confection des bijoux sur fil de soie. Elle fabrique aussi des bijoux sur papier spécial. Elle décrit combien c’est un travail très méticuleux qui exige beaucoup de patience.

Bijoux

Diksha fabrique aujourd’hui toutes sortes de bijoux faits main : boucles d’oreille, bracelets, chaînes, colliers, médaillons et broches, entre autres. C’est sur sa page Facebook qu’elle fait le marketing et qu’elle réussit à se faire une belle clientèle : « Les gens me passent leurs commandes et je leur donne rendez-vous à Cascavelle et à Quatre-Bornes pour la livraison, vu que ces endroits sont facilement accessibles pour moi, car j’habite à La Gaulette ». Elle souligne que ses bijoux peuvent être portés pour les fêtes et autres sorties familiales.

Elle reçoit aussi des commandes pour des pièces théâtrales, danses et autres représentations culturelles indiennes. Elle confectionne alors les bijoux selon les différents thèmes annoncés, dit-elle. Après avoir maîtrisé la confection des bijoux indiens, la jeune femme envisage à présent de se lancer dans la fabrication de bijoux de style africain et européen.

Diksha souhaite avoir un jour son propre emplacement pour travailler et vendre ses produits, mais elle sait qu’elle a encore un long chemin à parcourir, car comme toute personne qui se lance pour la première fois dans l’entrepreneuriat, elle fait face à un problème financier. « C’est le principal souci des entrepreneurs, car l’accès à des emprunts bancaires nous est presque impossible, car il nous est très difficile de trouver des garants », avance-t-elle. Elle plaide pour que les autorités mettent un plan spécial pour les femmes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat.