Production de chaussures : Priscile Quirin marche sur les traces de son père | Défi Économie Aller au contenu principal

Production de chaussures : Priscile Quirin marche sur les traces de son père

Priscile Quirin
Son entreprise ‘Chelter Shoes’ située à Cassis produit une centaine de paires de chaussures par semaine.

Devenir femme entrepreneure dans la fabrication de chaussures est un rêve qu’elle considère aujourd’hui comme réalisé. Rencontre avec Priscile Quirin qui a commencé à apprendre le métier de son père à l’âge de dix ans.

Cela fait 20 ans que Priscile Quirin fabrique des chaussures personnalisées pour dames et enfants. Aujourd’hui, son entreprise ‘Chelter Shoes’, située à Cassis, produit une centaine de paires de chaussures par semaine. « Même si je suis la gérante et l’unique fabricante dans l’entreprise, je peux toujours compter sur mon père à me guider. On peut dire qu’il est comme un styliste », se réjouit-elle. 

En effet, c’est à l’âge de dix ans qu’elle a commencé à développer cette passion pour le métier de son père. « Je l’admirais souvent à créer des pièces uniques. D’ailleurs, je l’aidais aussi dans le montage des chaussures », raconte notre interlocutrice. Après ses études, elle a suivi une formation de secrétariat. « J’ai travaillé dans un hôtel pendant cinq ans. Mais au fil des années, j’ai réalisé que ce n’était pas l’emploi que je voulais faire. Mon bonheur se trouve plutôt dans le métier de mon père, la production de chaussures », dit-elle. Aujourd’hui, elle se dit fière d’avoir pris la bonne décision de marcher sur les traces de son père.  « Je produis uniquement pour le marché local. Les chaussures sont vendues dans les foires et aussi grâce à Facebook », a-t-elle fait ressortir. Chez elle, les prix varient selon les modèles et les matières premières utilisées. Il faut compter à partir de Rs 250 à monter pour une paire. La femme entrepreneure se concentre sur la production de chaussures qui sortent de l’ordinaire et pour lesquelles elle a des clientes. 

« J’ai aussi des clientes qui ont de grandes pointures. Elles ont souvent des difficultés à trouver une paire de chaussures. Dans ce cas, je fabrique des chaussures sur commande », souligne-t-elle. 

Concurrence

Le défi majeur auquel fait face l’entrepreneure est la concurrence par rapport à des chaussures importées. « Je ne peux vendre mes chaussures à meilleur marché parce que déjà les matières premières coûtent beaucoup », dit-elle. Toutefois, elle n’a pas hésité à avouer qu’au début elle a eu des reproches avec les clients concernant la qualité de ses produits. « Maintenant, je porte une attention spéciale au niveau des matières premières pour que mes clients soient satisfaits, » avance-t-elle. Priscile Quirin soutient que, depuis quelques années, le secteur des chaussures est confronté à des difficultés. Selon elle, bien que le chiffre d’affaires progresse légèrement, la vente est en baisse. En effet, la conjoncture économique difficile et la compétition avec le marché chinois pénalisent les volumes de vente. « De plus, les chaussures ne sont pas la priorité des Mauriciens », dit-elle. Mais elle n’est pas du genre à baisser les bras.  Depuis deux ans, elle s’est lancée dans la production de sacs à main en cuir, une activité qu’elle estime sera rentable dans les années à venir.