Transactions : la BoM songe à des mesures pour stimuler le marché des devises | Défi Économie Aller au contenu principal

Transactions : la BoM songe à des mesures pour stimuler le marché des devises

Devises
De toutes les devises, ce sont le dollar et l’euro qui dominent les transactions.

Les transactions directes en monnaies étrangères ont frôlé la barre des Rs 450 milliards en 2018-19. Le régulateur bancaire estime que ce marché peut encore progresser en termes de volume et de transparence. Le point.

« La Banque de Maurice envisage diverses mesures pour améliorer l’efficience et renforcer l’activité sur le marché des devises étrangères. » Propos tenus par Yandraduth Googoolye, gouverneur de la Banque de Maurice, dans le rapport annuel 2018-19 du régulateur. Il ajoute que certaines de ces initiatives incluent l’adoption du Global FX Code par les acteurs du marché, une plus grande transparence sur les marchés au comptant, sur les contrats d’échanges et à terme, et une révision de nos opérations sur ce marché. Selon lui, « ces mesures qui visent à renforcer l’activité sur le marché des capitaux apporteront un soutien considérable au marché des devises et stimuleront son développement ».

À Maurice, une petite économie ouverte sur le monde et générant des revenus à travers l’exportation de biens et services, trois devises sont les plus utilisées dans les transactions : le dollar américain, l’euro et la livre sterling. Selon les données disponibles dans le rapport annuel, c’est le dollar américain qui domine, suivi de l’euro et loin dernière, de la monnaie britannique. En termes de catégories de deals en devises, nous retrouvons les interventions de la Banque de Maurice sur le marché ainsi que des transactions entre les banques et des clients qui en achètent et qui vendent dans ce réseau.

Au cours des 12 mois se terminant au 30 juin 2019, les transactions en devises étrangères (excluant celles de la Banque centrale et celles qui se font entre les banques commerciales), ont enregistré une hausse de 9,2 %, passant à 12,47 milliards de dollars (Rs 449 milliards). La valeur des achats de devises équivalant à plus de $20 000 a chuté de quelque $391 millions, atteignant environ $3,36 milliards. Les achats de monnaies étrangères pesant moins de $20 000 ont néanmoins connu une croissance de quelque 31 %, se hissant à $1,93 milliard. En termes de ventes, la somme totale est de $3,86 milliards (+2,4 % sur un an).

En ce qui concerne les échanges en devises entre les banques, la valeur des deals a augmenté de $26 millions pour atteindre $746 millions. D’une part, $394 millions ont compté pour des achats en dollars en utilisant des roupies. Et d’autre part, $247 millions ont été des achats en dollars en utilisant d’autres monnaies étrangères.

Yandraduth Googoolye estime que le marché des devises doit évoluer dans le respect des meilleures pratiques internationales. Ce faisant, il offrirait de meilleures opportunités aux opérateurs pour gérer leurs positions nettes sur une transaction et se protéger des risques au taux de change.

Finances : les réserves en hausse de 16 % sur un an

Les réserves internationales brutes du pays ont connu une progression à double chiffre entre janvier 2019 et janvier 2020, résultant en une couverture des importations de biens et de services supérieure à un an. À fin janvier 2019, ces réserves ont progressé de quelque 16 % sur un an. Elles ont atteint 7,57 milliards de dollars, contre 6,51 milliards de dollars, affirme la Banque de Maurice dans son relevé mensuel, lequel a été publié sur son site Web le vendredi 7 février 2020.

Ce montant permettrait de subvenir à la demande locale en biens et services pour une période de 13 mois, contre 10,3 mois il y a un an, et ce en se basant sur les chiffres disponibles pour 2019. En termes de monnaie locale, les chiffres provisoires révèlent que les réserves ont été de Rs 279,1 milliards, soit une progression de quelque 26 % (tenant compte de l’évolution du taux de change). Maurice est un importateur net de nourriture, de produits pétroliers et d’équipements. Deux tiers des importations du pays sont libellés en dollars, si on se fie aux chiffres pour les neuf premiers mois de l’année écoulée.