Crédit : responsabiliser les agences de financement | Défi Économie Aller au contenu principal

Crédit : responsabiliser les agences de financement

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Des personnes dont la solvabilité est aléatoire ou sans profession fixe se sont retrouvées avec des cartes de crédit.

Les décideurs politiques devraient s’atteler à mettre en place un plan en vue de responsabiliser les agences de financement de crédit converties en institutions financières non-bancaires, émettrices, entre autres, de cartes de crédit.

Depuis la réduction du taux d’intérêt sur le Hire Purchase et l’abolition de la pénalité sur les retards, vendre à tempérament  ne serait plus intéressant pour des agences de financement du crédit. Il faut aussi savoir que vendre à crédit n’existe, depuis de nombreuses années, que de nom, les clients étant systématiquement dirigés vers de telles institutions.

Pour mieux appâter les clients, des institutions financières non-bancaires,  auraient trouvé une nouvelle astuce pour amadouer les acheteurs à crédit à devenir des détenteurs de carte de crédit. Emboîtant le pas aux défuntes cartes Ready Finance de feu Courts, une institution, qui détient le monopole dans le domaine de la vente à crédit, octroie des cartes de crédit aux demandeurs de crédit pour l’achat à tempérament.

C’est ainsi que des personnes dont la solvabilité est aléatoire ou sans profession fixe se sont retrouvées avec des cartes de crédit. Cette dame seule d’un petit village de l’est, qui n’a pour demeure qu’une minuscule case en tôle érigée par la NEF, dispose d’une carte lui permettant une limite de Rs 6 000. C’est, ainsi, qu’elle s’est retrouvée dans l’impossibilité  de rembourser la balance de plus de Rs 4 000 sur l’achat d’un congélateur.  

Un exercice de shopping- mystère nous a confirmé la facilité avec laquelle l’on peut disposer d’une carte de crédit auprès de cette institution. Il suffit que l’on prouve que l’on ait une rentrée d’argent régulière, même s’il s’agit de la pension de vieillesse mensuelle.

Le client ne disposerait ainsi d’aucune information quant aux conditions de l’émission et l’utilisation de la carte. Ce n’est ni plus ni moins que le « crédit lizié fermé » pour   parodier ceux qui vous proposent de « mizé lizié fermé ».  

La nouvelle concurrence aussi s’installe dans le secteur de l’achat à crédit. Suivant le pas à cet opérateur, deux autres ont décidé d’offrir des plans de crédit ne tombant pas sous le contrôle du Hire Purchase Act. Ces plans n’étant pas illégaux, il convient aux consommateurs de faire preuve de vigilance et de poser toutes les questions avant d’adhérer à tel ou tel plan de crédit.

Il faut savoir que ces plans de crédit n’offrent pas les mêmes protections que le contrat prévu par le Hire Purchase Act. Il n’est pas impossible, qu’en cas de retard aux paiements, l’opérateur recourt à la récupération des arrérages par l’entremise des debt collectors, une pratique qui n’est pas permise sous le Hire Purchase Act. De plus, la saisie d’articles achetés n’est pas écartée. Une information dont le demandeur de crédit ne dispose pas.