Sadam Gohabar : l’unique mécanicien d’autobus de Chemin-Grenier | Défi Économie Aller au contenu principal

Sadam Gohabar : l’unique mécanicien d’autobus de Chemin-Grenier

Sadam Gohabar
À 14 ans, encouragé par ses parents, Sadam Gohabar devient apprenti-mécanicien.

À 24 ans, Sadam Gohabar gère son propre atelier à Chemin-Grenier. Ce qui coule de source, car il a grandi parmi les véhicules depuis son enfance, ses grand-parents et parents disposant d’une flotte de véhicules.

À 14 ans, encouragé par ses parents, Sadam Gohabar devient apprenti-mécanicien dans un garage de la région où il a eu l’occasion d’apprendre la mécanique des moteurs diesel et essence.

« Mes parents voulaient que je devienne mécanicien, pour que je puisse réparer leurs camions et voitures », dit-il. Par la suite, il a travaillé dans un autre garage, avant de se mettre à son compte quelques années plus tard. Son expérience lui permet aujourd’hui de réparer camions, autobus, voitures, etc. Il affirme être l’unique mécanicien de Chemin-Grenier capable de réparer des autobus individuels.

« Je ne cesse de remercier mes parents de m’avoir initié à ce métier », avance le jeune homme. Il explique qu’il dispose des outils nécessaires pour effectuer toutes sortes de travaux. « Mo kapav tir enn moter bis e remont li dan enn demi zourne », explique-t-il. Quand on l’a rencontré, il travaillait sur un autobus de la marque Mitsubishi qui avait des problèmes de boîte de vitesse. Il explique que chaque marque de a ses propres caractéristiques. « Ou pa kapav dir ki ou fini konn tou dan sa metye la. Tou le tan ou pe apran », poursuit-il.

Il explique qu’une des clés de la réussite dans ce domaine est la patience. Il avoue que, parfois, il a des difficultés avec un moteur et qu’il arrive à le réparer à force d’imagination. « Parfwa mo pe dormi aswar e lide la vini e landemin mo reysi fer travay la. » Il avance aussi que l’honnêteté est primordiale si on veut réussir dans ce métier. « Ou anbet enn klian, ou koze fane e ou kapav perdi enn dizenn », avance-t-il philosophiquement.

Il explique qu’il fait de son mieux pour donner satisfaction à sa clientèle, car une simple négligence pourrait être fatale. « Ou mal repar enn frin, sofer la kapav al fer enn aksidan e tir lavi dimoun », dit-il.

Il est également chauffeur d’autobus à temps partiel durant son temps libre. Une façon pour lui de se décontracter.

Il commence le travail à 8 h 30 pour terminer à 17 h 30, mais il n’est pas rare qu’il soit appelé le soir pour réparer un véhicule tombé en panne sur la route et qu’il rentre chez lui tard dans la nuit.

« Un mécanicien est comme un médecin. Il doit toujours répondre à une urgence », affirme-t-il.