Performances : le secteur financier affiche des profits en hausse de 5 % | Défi Économie Aller au contenu principal

Performances : le secteur financier affiche des profits en hausse de 5 %

Maurice

Les opérateurs non-bancaires affichent la forme. Revenus et bénéfices sont en progression. Le nombre d’emplois est aussi en hausse, indique la Financial Services Commission dans son Annual Statistical Bulletin 2018.

Dans le document disponible sur le site de la Financial Services Commission (FSC), il ressort que les actifs sous la gestion des opérateurs dans des services financiers locaux ont augmenté de 3 % pour se hisser à Rs 37,5 milliards. Les revenus générés par ces entités ont connu une croissance de 5 % en un an, passant à Rs 6,5 milliards.

Ce sont les conseillers en investissement, des entités agissant en tant qu’intermédiaires dans les services de paiement, faisant office de Registar, entre autres, qui ont connu la plus forte hausse en termes de chiffres d’affaires. Cependant, en termes absolus, ce sont les services de crédit-bail, de gestionnaires de fonds et de courtiers d’assurances qui sont les principaux contributeurs à ces revenus de Rs 6,5 milliards.

Au niveau de la rentabilité, la FSC (régulateur des services financiers non-bancaires), fait d’état d’une croissance « modérée » dans la profitabilité des entités locales. Les bénéfices sont passés à Rs 1,17 milliard contre Rs 1,12 milliard en 2017. Ce sont les conseillers en investissement, les sociétés engagées dans le Factoring et Credit Finance qui ont connu la plus forte progression dans leur rentabilité.

Représentant un des deux principales industries de l’économie, les services financiers enregistrent cette année-ci une croissance de 5,2 %. Ce secteur, regroupant toutes les activités financières non-bancaires, est vaste. Il englobe les écosystèmes des assurances, des marchés de valeurs et des capitaux et les activités axées sur l’international connu comme l’offshore.

 « Ces statistiques réaffirment l’importance du secteur des services financiers en tant que contributeur majeur à notre économie. Elles démontrent également la confiance croissante dans le secteur et la juridiction mauricienne. Nous sommes heureux de noter les tendances positives dans les segments des activités relevant de la commission, incluant l’assurance, l’offshore, le marché des capitaux, entre autres », indique Harvesh Seegolam, Chief Executive Officer de l’instance régulatrice. « La FSC est déterminée à disséminer de manière continue les mises à jour statistiques avec pour objectif de superviser la stabilité financière. »

Les services financiers sont riches en emplois, avec 8 174 personnes en poste au 31 décembre 2018. Durant la précédente année, ce sont 1 784 individus qui ont été recrutés. De ce nombre, 291 étaient à la recherche d’un job. Selon la FSC, 1 021 personnes ont été recrutées dans le secteur et 472 autres viennent d’autres industrie.

Si pour les opérations centrées sur la clientèle locale, on compte en milliards de roupies, dans le cas de l’offshore, il est question de milliards de dollars. À fin 2018, les entités de l’offshore avaient sous gestion 717 milliards de dollars (investis de Maurice dans des juridictions à travers le monde). Ces actifs sont en recul de huit milliards de dollars comparés à 2017.

Structures : nouveaux critères pour les fonds spéciaux

La Financial Services Commission (FSC) redéfinit le cadre opératoire pour les fonds à but spécial. La finalité, telle qu’énoncée dans le Budget 2019/2020, est de faciliter l’accès à de nouveaux marchés. Avant de finaliser les critères, la FSC a demandé aux opérateurs et membres du public de communiquer leurs points de vue respectifs. Ils ont jusqu’au 13 décembre pour faire parvenir leurs analyses.

Ci-dessous, quelques-unes des onze critères pour les Special Purpose Funds :

(i) un maximum de 25 investisseurs,
(ii) contribution minimale de 100 000 dollars,
(iii) la nomination d’un dépositaire,
(iv) interdiction de solliciter le grand public.

Selon la FSC, cet exercice s’inscrit tout aussi dans l’amélioration de la réputation de Maurice en tant que centre financier international et de s’assurer d’une conduite saine des affaires dans le secteur et l’offshore.