Bijouterie : Zea, la beauté de l’argent en de multiples formes | Défi Économie Aller au contenu principal

Bijouterie : Zea, la beauté de l’argent en de multiples formes

Zea

En une décennie, la marque s’est forgée une réputation dans le segment-niche que représentent les bijoux en argent, ce en misant sur un design contemporain, avec une touche locale de même qu’un service-client qui se démarque de l’offre traditionnelle.

La marque Zea se dévoile aux Mauriciens à une période où les créations mauriciennes en argent sont rares, voire inexistantes. D’une part, la clientèle est friande de bijoux en or. Et, d’autre part, les produits en argent sont importés et commercialisés à travers le pays. C’est ce vide dans le marché de l’argent que Zea compte remplir à l’époque. Les Mauriciens, explique Lisa Kilian, 24 ans, designer au sein de l’entreprise familiale, sont réticents au départ. Aujourd’hui, souligne-t-elle, ils apprécient davantage ce pan de la bijouterie.

Martin Beffert.
Martin Beffert.
Lisa Kilian.
Lisa Kilian.

Zea est avant le troisième chapitre dans le cheminement professionnel de Martin Beffert, 56 ans, un Allemand de naissance, Mauricien de cœur et père de Lisa Kilian. Au départ, ce bijoutier qualifié n’est qu’un employé dans l’industrie mauricienne de la bijouterie. Il y a 20 ans, il s’installe à son compte en produisant pour l’exportation. Et en 10 ans, Zea est devenue la vitrine locale de l’expertise et le perfectionnisme allemand de la bijouterie. L’atelier emploie 18 personnes, tous des Mauriciens. En sus d’une Factory Shop, Zea est présente au centre commercial de Mont Choisy – Le Mall, à Grand-Baie.

Zea

Pourquoi devrait-on acheter des bijoux Zea, pour hommes et dames ? Au-delà du design qui contraste avec ce qui est fait et offert dans le segment or à Maurice, l’entreprise mise sur un service-client quasi-personnalisé en offrant le nettoyage et la réparation. « Beaucoup refuserait de prendre le bijou ou le réparer. Si c’est le nôtre, nous le ferons. Nous avons l’expérience acquise en 20 années dédiées à l’exportation et toute l’histoire qui y va avec, » affirme Lisa Kilian.

Père et fille partagent la même passion pour la bijouterie. C’est un métier qui fait partie de l’ADN familial. « Toute la famille a toujours été dans la bijouterie, » tient à préciser Lisa Kilian. D’ailleurs, père et fille ont appris théories et techniques sur les bancs de la plus vieille école de la bijouterie, dans la ville de Pforzheim, situé dans le Sud-Est de l’Allemagne. Martin Beffert a été élu meilleur apprenti en 1980. Et la fille a fait ses études en design et fabrication.

Zea

C’est en novembre 2018 que la bijouterie obtient le label ‘Made in Moris’. En s’adhérant à ce groupe d’entreprises, la direction a voulu passer un message précis auprès de la clientèle : Zea est une entreprise 100% locale. « Ils sont nombreux à croire que nous importons et revendons nos bijoux. Or, tout est fait à Maurice, de la conception à la finition, » affirme notre interlocutrice.
Dans la Factory Shop de Moka, ce sont plus de 2 000 pièces qui s’y trouvent, autant de créations et de collections qui se sont accumulées au fil de la décennie. Certes, l’ar

ent en tant que principale matière première est omniprésente, on retrouve des combinaisons argent-or. Face à une demande qui demeure très axée sur l’or avec des designs traditionnels et conservateurs, Zea continuera à se démarquer avec un look plus « européen, allemand et moderne. »