Indicateurs : Les arrivées touristiques reculent une quatrième fois | Défi Économie Aller au contenu principal

Indicateurs : Les arrivées touristiques reculent une quatrième fois

Tourisme

Aussitôt le gouvernement nommé, les défis se projettent en avant le même jour. Dans ce présent cas, c’est le nouveau ministère du Tourisme, Joe Lesjongard, qui se retrouve avec un challenge de taille : définir une nouvelle stratégie et donner une nouvelle impulsion à une industrie riche en devises étrangères. Entretemps, les arrivées chutent pour un quatrième mois de suite (juillet à octobre).

En octobre, le nombre de touristes ayant foulé le territoire mauricien a été de 129,018 – une baisse de 3,8 % par rapport au mois similaire en 2018, selon les données mensuelles publiées par Statistics Mauritius, le mardi 12 novembre. Octobre, d’habitude, est synonyme du démarrage officiel de la haute saison touristique, une période au cours de laquelle les hôtels, opérateurs et compagnies d’aviation affichent complet, auquel se greffe une profitabilité saine.

Sur la période de janvier à octobre, la baisse est de 0,6 %, avec le nombre de visiteurs glissant à 1,1 million. Tenant compte de cette tendance, on pourrait conclure que l’objectif de croissance estimé par Statistics Mauritius ne sera pas atteint. En août dernier, en se basant sur les chiffres semestriels, l’agence de données a calculé une estimation de croissance de 1,8 % (en baisse par rapport aux précédentes prévisions) pour des arrivées de 1,42 million.

Les données de Statistics Mauritius indiquent que les arrivées par avion sur les dix premiers mois de l’année sont de quelque 1,08 million, alors que le nombre de croisiéristes est en progression d’environ
68 %. Ceci étant dit, cette hausse d’arrivées par voie maritime n’a aucune incidence majeure sur les revenus dans la mesure où ils dépensent moins sur le territoire.

Dans le même ordre d’idées, des marchés traditionnels et porteurs sont en déclin. Dans la première catégorie, notons la baisse dans les arrivées de la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud et La Réunion. Jadis considérée comme un marché qui pourrait contribuer à une diversification de nos marchés, la Chine est en net déclin, passant à 37 674 sur les dix premiers mois contre 60 157 en 2018. Idem pour le marché indien, où les arrivées ont reculé à 62 777 contre 72 854.