Protection des consommateurs : les propositions de la CAP aux partis politiques | Défi Économie Aller au contenu principal

Protection des consommateurs : les propositions de la CAP aux partis politiques

Consommateurs
L’absence d’une politique de protection des consommateurs ne permet pas à ceux-ci d’être traités équitablement par les divers ministères.

La Consumer Advocacy Platform (CAP)  énonce à l’intention des partis politiques en lice pour les élections une série de propositions en vue d’assurer une meilleure protection des consommateurs. La principale proposition concerne la mise sur pied d’une agence élargie pour prendre en charge l’éducation et la défense des consommateurs, ainsi que la promotion de la concurrence.

Les politiciens de tout bord ne pratiquant la communication, ou le font, selon leur convenance, il est peu probable que les partis en lice prennent un engagement ferme en faveur de telle ou telle proposition en faveur de l’élargissement des droits des consommateurs. Les initiatives prises dans le passé en vue d’obtenir un engagement de la part des politiciens, à la veille de consultations populaires,  ayant échoué, c’est devant l’opinion publique que la Consumer Advocacy Platform (CAP), a choisi d’émettre ses propositions. Aux électeurs de faire leur devoir d’exiger des futurs candidats, un engagement ferme.

Le CAP estime, qu’avec l’insuffisance, voire l’échec de la Consumer Protection Unit, rebaptisée Consumer Affairs Unit, sans qu’aucun changement notable ne soit relevé dans son action, l’éducation et la prise en charge de la défense des droits des consommateurs devraient être aussi prises en charge par la Competition Commission. Une telle initiative permettrait aux futurs décideurs de traduire plus concrètement leur détermination de mieux protéger les consommateurs en capitalisant sur la convergence et l’interaction entre la politique de la concurrence et celle de la protection des consommateurs.

L’organisation pour le plaidoyer en faveur des consommateurs demande aux partis politiques de prendre un engagement en vue d’élaborer une politique nationale de protection des consommateurs. Les défenseurs des droits des consommateurs sont unanimes : la formulation d’une politique de protection des consommateurs va de pair avec la mise en place d’une nouvelle loi. Ils l’ont maintes fois souligné : l’absence d’une politique de protection des consommateurs ne permet pas à ceux-ci d’être traités équitablement par les divers ministères. D'ailleurs, il n’existe aucun règlement pour assurer la sécurité et la fiabilité des installations des parcs d’attraction.

Dans le même ordre d’idées, la CAP exige des décideurs un engagement ferme en vue de ratifier et de se conformer aux Principes Directeurs des Nations Unies pour la protection des consommateurs, en ligne avec les recommandations de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Autres attentes des consommateurs, l’endiguement du surendettement et le renforcement des capacités des ménages au bas de l’échelle devraient obtenir une attention particulière de la part des aspirants décideurs. Le nombre de ménages surendettés devient de plus en plus inquiétant. Si le chômage, le divorce et le veuvage sont à l'origine de bien des créances impossibles à solder, les prêts logements, les personal loans et le crédit facile octroyé par les établissements financiers en sont aussi une cause majeure. Plus de 50 % des ménages sont endettés et plus de 10 % sont surendettés, selon les chiffres officieux.

Le prochain gouvernement devra déclencher une offensive agressive contre le surendettement, estime la CAP. Cette offensive devrait être dirigée vers les agences de financement avec accent sur la réglementation des publicités.