Commodités : Maurice cherche carburant pour voitures, bus et avions | Défi Économie Aller au contenu principal

Commodités : Maurice cherche carburant pour voitures, bus et avions

Maurice

1,23 millions de tonnes. Tel est le volume maximal de produits pétroliers que le pays consommerait pour la période du 1er février 2020 au 31 janvier 2021. La State Trading Corporation a lancé un appel d’offres international jeudi 3 octobre, soit trois mois et demi après avoir annulé le précédent exercice.

Selon les documents désormais disponibles sur le site dédié aux appels d’offres de l’État et des organismes parapublics, il en ressort que l’économie mauricienne requiert

(i) 199 000 tonnes d’essence,

(ii) 230 000 tonnes de diesel et

327 000 tonnes de carburants pour les avions (connu comme Jet A1).

En sus de ces volumes, la STC pourra commander auprès du fournisseur choisi jusqu’à 105 000 tonnes de fiouls pour bateaux.

À cette liste s’ajoute les différents types de carburants requis pour faire tourner les turbines du Central Electricity Board. Vu que l’accent est mis sur la protection de l’environnement et l’utilisation de carburants moins polluants, la STC affirme qu’elle pourra commander jusqu’à 50 000 tonnes de fioul ayant une faible contenance de souffre.

L’exercice d’appels d’offre a été sous le feu des projecteurs dans le sillage du procès en réclamation de la firme Betamax contre l’État suite à l’annulation de contrat à long terme pour le convoyage. La Cour Suprême a tranché en faveur de l’État, soulignant la nécessité de suivre les procédures. Au terme du premier exercice, la STC avait présélectionné 11 fournisseurs potentiels. L’appel d’offres international signe tout aussi que Maurice ne s’approvisionnerait plus de manière exclusive de la société étatique indienne qu’est la Mangalore Refinery and Petrochemicals Limited.

Maurice est un importateur net de produits pétroliers. Cette catégorie de produits est la dépense à l’échelle nationale. En 2018, la facture a été de Rs 32,06 milliards, en progression de 33 % par rapport à la précédente année. La hausse reflète l’évolution du prix sur le marché mondial. L’importation de cette commodité, rappelons-le, est payé en dollars américains.