Performance : Alteo s’attend à une production sucrière de 130 000 tonnes | Défi Économie Aller au contenu principal

Performance : Alteo s’attend à une production sucrière de 130 000 tonnes

Production sucrière
La production en 2019 est bien meilleure que les 113 000 tonnes de sucres obtenues l’année dernière.

Le premier producteur de sucres au pays s’attend à une meilleure campagne sucrière comparée, à l’année dernière. En termes de finances, la situation demeure difficile, comme le confirmerait le bilan financier 2018-2019. André Bonieux, Chief Executive Officer du groupe, apporte des éléments de réponse.

« La production en 2019 est bien meilleure que les 113 000 tonnes de sucres obtenues l’année dernière », a fait ressortir André Bonieux dans un entretien. « Notre usine à Maurice devrait produire 130 000 tonnes au total, aidée par une meilleure récolte dans les champs et l’apport des cannes de Médine. Rien que pour les champs d’Alteo, nous devrions produire autour de 90 000 tonnes. »

En se basant sur ces chiffres et le maintien de l’estimation pour la présente campagne à 325 000 tonnes de sucres, Alteo représentera donc 40 % du volume national. La différence sera partagée entre Omnicane Limited et Terra Mauricia Limited. Au 7 septembre, la production nationale a été de 124 810 tonnes après une récolte de quelque 1,35 million de tonnes de cannes à travers le pays.

Si la situation au niveau de la production est en territoire positif, on ne pourrait en affirmer de même pour la performance annuelle du groupe opérant à l’est du pays. Son bilan financier pour l’année 2018-2019 devrait démontrer des pertes conséquentes, la faute à un marché mondial en abondance et la libéralisation du marché européen, le principal acheteur des sucres mauriciens.

« Cela a été une très mauvaise année. Le groupe Alteo a essuyé des pertes dans ses activités cannières quand on tient compte du prix du sucre pour la campagne 2018 », a expliqué André Bonieux. « Voyons l’impact par activité liée à la canne. Le segment agriculture, producteur de cannes, a perdu beaucoup d’argent. Dans la fabrication de sucres, nous perdons également de l’argent. La raffinerie génère un peu de profits. Idem pour la centrale thermique. Cet ensemble d’activités est le pôle sucre local d’Alteo et les pertes pour ce pôle seront très importantes. Je ne suis pas en mesure de vous donner un montant exact parce qu’Alteo est listé à la Bourse de Maurice. »

Le salut viendrait de sa diversification stratégique dans la région. « Heureusement que nos activités sucrières africaines – en Tanzanie et au Kenya – ont réalisé de bons résultats. Et le groupe, dans son ensemble, s’en sort. Mais je ne peux pas prendre les profits générés en Afrique pour combler mes pertes ici. Chaque région se doit de trouver son équilibre financier », a-t-il précisé.