ESAAMLG : une délégation pour défendre la demande de réévaluation de Maurice | Défi Économie Aller au contenu principal

ESAAMLG : une délégation pour défendre la demande de réévaluation de Maurice

Swaziland
C’est dans la capitale de l’ex-Royaume du Swaziland que se tient la 19e édition du Conseil des ministres

Maurice fera un forcing pour défendre la demande de réévaluation de son statut à l’égard de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG). Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, a quitté le pays le mercredi 4 septembre pour l’Eswatini, ex-Royaume du Swaziland, pour participer à la 19e édition du Conseil des ministres de l’organisation.

Sudhir Sesungkur dirige une forte délégation administrative et technique pour soutenir et défendre la position de Maurice. Les milieux autorisés du ministère soulignent que c’est fort d’un cadre légal musclé pour combattre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme que le gouvernement mauricien réclame cette réévaluation. Le Conseil des ministres est précédé actuellement par la réunion de la Task Force des hauts officiels des pays membres dont Maurice.

En avril dernier, le Groupe d’action financière avait réévalué Maurice comme étant largement conforme sur 11 recommandations principales qui étaient contestées. Cela a confirmé le respect de Maurice aux normes internationales relatives au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. Cette réévaluation positive a aussi permis de rétablir la bonne réputation de la juridiction financière mauricienne et d’assurer que le pays ne figure sur aucune liste négative.

« D’ailleurs, les organismes régulateurs internationaux dont l’Union européenne (UE) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont non seulement unanimes à reconnaître que Maurice a mis en place un cadre juridique et des contrôles nécessaires pour prévenir les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, mais soulignent également l’efficacité de leur mise en œuvre », soulignent-ils

Maurice a récemment adopté une stratégie de développement de son secteur des services financiers qui repose sur l’amélioration continue, la transparence et le respect des normes et standards internationaux.
Dans une ébauche préliminaire du Mutual Evaluation Report (MER) conduit par le secrétariat de l’ESAAMLG, circulée en juin 2018, les observateurs avaient mis en avant ce qu’ils estimaient être certains manquements dans le mécanisme de traque en ce qui concerne les délits liés à l’argent sale.

Ils s’étaient basés sur une évaluation du système de contrôle pour combattre le problème de blanchiment d’argent. Les autorités mauriciennes avaient pris cette affaire très au sérieux, rejetant avec force ledit rapport. Sudhir Sesungkur avait alors adressé une correspondance aux autres ministres, membres de l’ESAAMLG, les enjoignant de ne pas accepter que le rapport soit publié dans sa forme initiale.  Aux Seychelles, en septembre 2018, la délégation mauricienne avait défendu âprement la réputation et l’intégrité de Maurice.

« Maurice, en tant que membre fondateur de l’ESAAMLG, est plus que jamais déterminé à trouver des moyens pour améliorer le système de traque en place en ce qu’il s’agit des transactions douteuses. En mai cette année, le gouvernement a présenté et voté deux lois très importantes : l’Anti-Money Laundering and Combatting the Financing of Terrorism and Proliferation (Miscellaneous Provisons) Act et la United Nations (Financial Prohibitions, Arms Embargo and Travel Ban) Sanctions Act.

Pas plus tard que la semaine dernière, le ministère des Services financiers et de la Bonne gouvernance a présenté le rapport national sur les mesures prises pour réduire les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme », affirment-ils.